Le quatrième bulletin de notes est arrivé par la poste. D'excellents résultats dans les matières littéraires comme les ballades et les mid-tempos, mais de grandes difficultés dans les matières manuelles et sportives comme le rock urbain. Bon trimestre pour les Monkeys mais peut mieux faire.On l'a dit ailleurs, chez Rooster on aime bien les Arctic Monkeys. Enfin surtout moi. Les quatre garçons de Sheffield sont un groupe racé et énergique et leur chanteur et principal compositeur, Alex Turner est doté d'un vertigineux talent de gondolier pop. C'est donc avec beaucoup de plaisir qu'on retrouve nos ouistitis préférés pour leur quatrième sortie discographiques. Après le camp de vacances "Rock Stoner et Mescal" chez le maître Josh Homme qui avait débouché sur la pop engourdie de Humbug, ce Suck It & See frappe surtout par son absence d'unité, passant de la ballade britannique la plus altière au pastiche garage le plus bas du front! Comme chez les Strokes il y a 2 mois, on peine sincèrement à trouver un semblant de cohérence dans ce disque. Car il n'y en a pas de fait. Entre l'introductif She's Thunderstorm, coupant comme un poignard, et Brick by Brick, la jam poussive avec le Grand Roux des QOSTG, on se demande si c'est le même groupe qui en est l'auteur. Même constat entre la réussite en haute couture pop, Reckless Serenade et le pénible et éculé Don't Sit Cause I've Moved Your Chair. Tout au long du disque on se trouve partagé entre des aspirations classicistes transcendées par un groupe de talent, puis des morceaux qui ne riment à rien ou alors à pas grand-chose. Un sentiment de frustration s'installe très vite chez l'auditeur devant ce manque de constance. Reste que certains morceaux continuent de venir nicher dans votre mémoire et que l'on revient finalement volontiers à ce Suck It & See. Comme pour Angles de la bande à Casablancas, on y voit le syndrome de la playlist aléatoire, une sorte de compile best of faite de morceaux passant d'un style à l'autre, sans ordre de lecture ou de développement thématique. On est très loin de Berlin ou du Village Green.
Reckless Serenade :
Si ce Suck It & See manque de constance il serait quand même dommage de passer à côté des mignardises parfaitement troussées qui s'y cachent.
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.