Write About Love est le septième album de Belle & Sebastian. J'entends déjà ricanements et malveillances... Et pourtant, il est temps de dépasser les stéréotypes musicaux associés à ce groupe. Loin de nous livrer la même recette pour introvertis, "B&S" nous propose ici des morceaux solides et décomplexés.Belle & Sebastian, en perte de vitesse depuis The Boy with the Arab Strap (1998), s'était déjà distingué avec son LP de 2006, The Life Pursuit, mais sans parvenir à se faire entendre. On pouvait sentir un nouveau souffle, de l'élégance et de la qualité, mais les titres n'étant pas inoubliables, je l''avais défendu du bout des lèvres. Passer à côté de Write About Love serait par contre tout à fait inexcusable. La preuve avec I Didn't See It Coming, excellente ouverture de l'album :Plus produit que les précédents, plus précis, tranchant, upbeat mais aussi plus immédiat, l''album est une réussite. Le groupe a clairement profité de ses 15 ans de concerts. Que l'on ne s'y trompe pas, Belle & Sebastian reste avant tout la "chose" de Stuart Murdoch, mais c'est l'alchimie patiente entre ses membres qui a permis de faire émerger un son plus mature. Synthés dansants, basses solides et harmonies vocales soignées, on ne peut plus ignorer l'influence de la soul et des grandes années Motown sur B&S, références pourtant citées depuis plus d'une décennie par l'ensemble de ses membres. Avec cette production signée Trevor Horn, le groupe continue à se réinventer en douceur et semble plus que jamais capable de défendre son approche musicale. En témoigne la chanson éponyme, Write About Love : Alors certes, tout n'est pas parfait (I'm Not Leaving in the Real World, ou encore l'inutile duo avec Norah Jones), mais j'assume mon big up, car la magie est intacte et le plaisir indéniable : I Can See Your Future, I Want The World To Stop, Sundays Pretty Icons sont autant de petites perles. Après le convaincant God Help the Girl, projet plus personnel (2010 également), Stuart Murdoch, la quarantaine élégante, le talent affuté, nous prouve avec Write About Love qu'il est en pleine possession de ses moyens et nous invite à croire que la meilleure partie de sa carrière n'est peut-être pas derrière lui. Retrouvez Belle & Sebastian dans la retro qui lui est consacrée
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
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Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
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Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.