Confession. Il y a quelques mois, j'ai acheté à ma fille de 2 ans un t-shirt Belle & Sebastian. Oui. Belle & Sebastian propose sur sa boutique en ligne des t-shirts pour bébé. Et oui, dans un grand moment de faiblesse, j'ai péché. Les fans de Belle & Sebastian ont fini par se reproduire et sont bien décidés à intoxiquer leurs innocents bambins de leurs passions adolescentes. Fondé en 1996 à Glasgow, sémillante capitale économique de l'Ecosse, par Stuart Murdoch et Stuart David, Belle and Sebastian peut se prévaloir de près de 15 ans d'existence, 7 albums et autres mignardises (EP, compilation d'EP, Live, BBC session, et même une BO avortée...). Si le groupe est aujourd'hui toujours bien vivant, c'est avant tout grâce à son public. Touché au coeur à la sortie de lolescence par les premiers albums (1996-1999), les fidèles restent aujourd'hui extrêmement attachés à l'univers du groupe. Mais pourquoi tant d'amour ?Revenons sur l'alchimie originelle, qui fait de ce groupe un point de contact identitaire. Tous les ingrédients sont là : un projet artistique, une couleur musicale, une "mythologie", un album culte, des personnalités attachantes, et, qu'on l'admette ou non, du talent et de grandes chansons.Le mythe, c'est celui du collectif d'art rock, du non-groupe aux contributeurs fluctuants, refusant les interviews, les photos (du moins au début), installés dans une église... Le tout créant autour du groupe un séduisant halo de mystère. Au coeur du projet, un jeune homme discret, Stuart Murdoch, qui, malgré ses efforts pour rester dans l'ombre du collectif, a fini par sortir doucement de sa réserve. A l'origine du concept, des textes, de la composition et des arrangements, il est l'animateur derrière la marionnette. Mystique, lettré, végétarien, coureur de fond, allergique, daltonien, ce personnage hors normes et insaisissable est capable d'écrire des titres d'une sensibilité, d'une ingénuité et d'une efficacité mélodique rares. Malgré toute la sympathie que peut inspirer Stevie Jackson, ses compositions restent - dans le meilleur des cas - anecdotiques.L'étincelle, c'est Tigermilk, le premier véritable album du collectif, produit en 1996 sur le micro label Electric Honey du Stow College de Glasgow, dont le millier de copies s'arrachera jusqu'à sa réédition en 1999 par Jeepster. Il est encore considéré par beaucoup, Stuart Murdoch en tête, comme leur oeuvre la plus aboutie. Constat sévère, mais il faut bien l'avouer, l'album est magique. Il donne l'impression d'un château de carte à l'équilibre précaire, prêt à s'écrouler sur un souffle. Mais non. Les morceaux sont là. L'écriture est solide. L'album fonctionne. En trois titres : She's Losing It, My Wandering Days Are Over, Expectations : L'album culte reste quand même If You Feeling Sinister (1996, Jeepster). Folk rock délicatement ouvragé, empreint de mélancolie et de légèreté, pour un résultat d'ensemble assez unique, moins approximatif mais tout aussi lumineux que Tigermilk, If You Feeling Sinister a bénéficié au fil des ans d'une large reconnaissance, y compris auprès des moins sensibles à la posture du groupe. En trois titres : If You're Feeling Sinister, Judy And The Dream Of Horses, Get Me Away From Here I'm Dying :
Une attention toute particulière doit être portée aux trois EP de 1997 : Dog on Wheels, 3...6...9 Seconds of Light et, dans une moindre mesure, Lazy Line Painter Jane. Dog on Wheels, c'est l'essence même du groupe, non raffinée. Magique et intemporel. 3... 6... 9 Seconds of Light nous révèle un Stuart Murdoch dont l'écriture se libère et un groupe prenant plaisir à le suivre. Ces morceaux, et bien d'autres, ont fait l'objet d'une excellente compilation d'EP : Push Barman to Open Old Wounds. C'est sans doute là que se trouve le tout meilleur du groupe. A (ré)écouter absolument.Retrouvez la suite de cette retro ici. Des séparations, une traversée du désert, des doutes mais in fine, la lumière au bout du tunnel. J'adore les histoires qui finissent bien.
Un style unique, reconnaissable entre mille. Samplé, resamplé, sursamplé, la signature sonore de David Axelrod, d’une farouche modernité, est toujours aussi "bankable"
Un style unique, reconnaissable entre mille. Samplé, resamplé, sursamplé, la signature sonore de David Axelrod, d’une farouche modernité, est toujours aussi "bankable"
Un nom de gentilhomme, un profil d’aventurier, une vie de création, une fin tragique. Avant même de découvrir l’œuvre, riche et foisonnante, François de Roubaix fascine.
Un nom de gentilhomme, un profil d’aventurier, une vie de création, une fin tragique. Avant même de découvrir l’œuvre, riche et foisonnante, François de Roubaix fascine.
Does the Flap of a Butterfly’s Wings in Brazil set off a Tornado in Texas? Ou effet papillon. Une cause infime peut-elle entraîner de grands effets ? La charmante Margo va nous permettre d’illustrer le phénomène inverse, soit comment un tremblement de terre en Californie peut provoquer le battement d’aile d’un papillon à New York.
Intersidérant groupuscule d’action culturelle et musicale, les Gallois de Super Furry Animals chantent depuis près de deux décennies tout ce qui passe par leurs têtes perchées.
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Associé par les hasards du calendrier à la marée brit pop, Luke Haines a traversé les années 90 en outsider. Celui qui a été surnommé le "Adolf Hitler de la Brit Pop", a écrit l’un des répertoires les plus passionnants et émouvants du rock anglais contemporain.
Associé par les hasards du calendrier à la marée brit pop, Luke Haines a traversé les années 90 en outsider. son sujet, le pamphlétaire Luke Haines n’est jamais très loin du songwriter Luke Haines. Celui qui a été surnommé le "Adolf Hitler de la Brit Pop", a écrit l’un des répertoires les plus passionnants et émouvants du rock anglais contemporain.
Symbole du rock hip et futuriste de la Cité des Anges, les Byrds n’ont jamais atteint la stature iconique d’un Velvet Underground. Un tel monument volailler laissé en déshérence ne pouvait que titiller notre vibre chevaleresque.
Moins culte que Gram Parsons, moins endurant que Neil Young, Gene Clark a laissé une empreinte trop discrète dans l’histoire du rock américain. Son talent lui, ne souffre pourtant d’aucun rival. Séance de rattrapage.
Moins culte que Gram Parsons, moins endurant que Neil Young, Gene Clark a laissé une empreinte trop discrète dans l’histoire du rock américain. Son talent lui, ne souffre pourtant d’aucun rival. Séance de rattrapage numéro 2.
Code Quantum, épisode 43 : Le Dr O’Hagan doit aider Brian Wilson à finir Smile, sans quoi il restera prisonnier de la Californie des sixties et ne pourra pas rentrer dans sa réalité spatio-temporelle: l’Irlande des années 80. Évidemment, il prend son temps.
Code Quantum, épisode 43 : Le Dr O’Hagan doit aider Brian Wilson à finir Smile, sans quoi il restera prisonnier de la Californie des sixties et ne pourra pas rentrer dans sa réalité spatio-temporelle: l’Irlande des années 80. Évidemment, il prend son temps.
Code Quantum, épisode 43 : Le Dr O’Hagan doit aider Brian Wilson à finir Smile, sans quoi il restera prisonnier de la Californie des sixties et ne pourra pas rentrer dans sa réalité spatio-temporelle: l’Irlande des années 80. Évidemment, il prend son temps.
25 ans après les faits, alors qu’on les réédite en version de luxe, JAMC semble bien avoir fait des émules aux quatre coins du globe. Nombreux sont ceux qui reprennent à leur compte les ficelles des frères Reid.
25 ans après les faits, alors qu’on les réédite en version de luxe, JAMC semble bien avoir fait des émules aux quatre coins du globe. Nombreux sont ceux qui reprennent à leur compte les ficelles des frères Reid.
Classe jusqu’au dernier centilitre de laque sur la chevelure d’April March, mollement aristocratique comme le bouc de Count Indigo, Tricatel ravie depuis 15 ans les esthètes de toute origine et condition. L’occasion de baisser notre chapeau devant le talent et le travail de la bande à Burgalat.
Classe jusqu’au dernier centilitre de laque sur la chevelure d’April March, mollement aristocratique comme le bouc de Count Indigo, Tricatel ravie depuis 15 ans les esthètes de toute origine et condition. L’occasion de baisser notre chapeau devant le talent et le travail de la bande à Burgalat.
Classe jusqu’au dernier centilitre de laque sur la chevelure d’April March, mollement aristocratique comme le bouc de Count Indigo, Tricatel ravie depuis 15 ans les esthètes de toute origine et condition.