Fleet Foxes est un groupe de Seattle... mais pourrait tout autant être un groupe d'Austin, de Chicago ou de San Francisco, tant leur musique dépasse le cadre spatio-temporelle d'une "scène" pour s'inscrire dans une histoire musicale américaine plus large. Dès leur premier LP éponyme (2008), Fleet Foxes avait imposé son folk rock épique et ses harmonies vocales sophistiquées. Se révélait surtout un groupe à l'écriture impeccable : Quiet Houses, He Doesn't Know Why, Your Protector, ça sentait déjà le talent et le travail à tous les étages.Avec Helplessness Blues, leur second LP, le groupe persiste à proposer une magnifique et singulière synthèse du folk le plus pur et du rock indé le plus ambitieux. Rien à jeter dans les héritages ici revendiqués : Crosby, Still & Nash, The Beach Boys, Dylan, Simon & Garfunkel... Sans oublier l'influence des cousins de Wilco ou de Midlake. Cette fois encore, l'album est d'une surprenante solidité. L'écriture est toujours aussi fluide, les harmonies vocales cèdent un peu de terrain au profit de la voix de Robin Pecknold et les morceaux n'en sont que plus percutants. Montezuma ouvre le bal :Chose rare, il y a vraiment très peu de déchet dans Helplessness Blues. La séquence qui s'ouvre avec Montezuma et se referme avec Battery Kinzie est parfaite. Celle qui s'ouvre avec Helplessness Blues et se ferme avec le monument en 2 parties qu'est The Shrine / An Argument est au moins aussi bonne. On nous parlait d'un album à la fabrication orageuse. Voilà pourtant un travail miraculeusement apaisé et abouti, qui chante le temps qui passe et les doutes d'un auteur qui, malgré le succès, poursuit sa route créative avec vigilance et exigence.
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.