Trentenaire moustachu, Florent Marchet n'est pas un perdreau de l'année. Le rossignol berrichon traîne ses guêtres dans les arrières-salles de la chanson française depuis une bonne quinzaine d'années. Passé au conservatoire, comme il se doit dans les familles bourgeoises, il a donné dans le groupe de rock provincial avant de se lancer dans la chanson "qualité française" en home-studio. Rien de bien surprenant ni d'intrigant. Ni sexe ni drogues, et encore moins de rock'n'roll. L'homme réussit à se faire signer chez Barclay/Universal et sort son premier album, Garligesse, en 2004. Il récidive en 2007 avec Rio Baril, qui narre la vie quotidienne dans une ville imaginaire d'une France éternellement assoupie.A première écoute, Florent Marchet apparaît comme l'un de ces garçons bien éduqués qui squattent la playlist de France Inter. Mais très vite avec Courchevel(Pias), il montre, sur 11 pistes, que sa chanson française ne sent pas la vieille fille qui se néglige. Loin d'un Vincent Delerm et de son image de poster-boy pour France Culture, Florent fait feu de tout bois et abat ses brelans mélodiques avec aplomb et à-propos. Sur La Famille Kinder et Narbonne-Plage, il conjugue une chanson française joueuse avec les sons pop-rock classieux de Phoenix, Syd Matters et autres Tahiti 80.Comme Arnaud Fleurent-Didier, il aime à convoquer les grands aïeux François de Roubaix, Jean-Claude Vannier (arrangeur de Melody Nelson et de Brigitte Fontaine), et retrouve la patte délicate et légère des meilleurs Souchon-Voulzy. Jamais réac' ni même conservateur, Florent Marchet réussit son pari d'une pop française hors-piste et hors cadre, et nous fait prendre le tire-fesse pour aller contempler ses chansons en haute altitude.La Famille Kinder, Florent Marchet
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.