Intimiste, délicat, envoutant, tel est l'incontournable trio d'épithètes généralement associé aux albums du chanteur français, Julien Baer.En cela, le vieux jeune homme ne déroge pas à la règle des chanteurs asthmatiques qui peuplent les bacs des Fnacs de France et de Navarre et les colonnes des magazines "cultures et société" en tout genre. Alors, pourquoi lui ? Pourquoi lui, on l'aime alors qu'on voudrait couper la chique à tant d'autres sous-gainsbourgs poussifs? Pourquoi lui, on trouve que c'est à la fois simple et tendre, lumineux et apaisant, sans jamais faire prétentieux ou péteux ?Ça fait près de 15 ans qu'on se pose la question, sans jamais vraiment y répondre. Ça fait quinze qu'on a posé la première fois une oreille, distraite mais curieuse, sur le souffle léger du voyageur de Juillet 66. Ça fait quelques temps qu'on est tombé sous le charme créole de Notre de Dame des Limites, son meilleur album. Puis on a gouté les délices en terres africaines, sobres et toujours gourmands, du LA. On a appris à suivre son rythme indolent, sa poésie subtile sous ses abords pépères. On l'a suivi et on a navigué avec lui sur un fleuve baigné de lumière et on a pris quelques uns de nos rêves pour des réalités. On a compté que ça fait quatre albums, en tout et pour tout, et on se dit que ce n'est vraiment pas beaucoup. Mais finalement on se dit qu'on préfère cette relative rareté au robinet d'eau tiède que sont les intégrales de Pagny et d'Obispo. Donc on est vraiment content que soit publié à l'heure où l'on parle, cette première compilation, Drôle de Situation 1997-2011, où l'on retrouve quinze titres tirées des aventures précédentes, et quatre titres inédits pour la bonne bouche. On ne saurait trop insister sur les bonheurs que procure la fréquentation répétée d'un chanteur aussi discret que talentueux, aussi humble que libre. Drôle de Situation Une invitation au voyage
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.