Joseph Mount nous revient au volant d'une auto-tamponneuse toute neuve. Finit le temps des trois garçons gentiment déconne et leur électro garage : une carrosserie lustrée, une session rythmique renouvelée en 2009 (une jolie rousse à la batterie et un bel éphèbe en costume à la basse, qui dit mieux ?) et un troisième album au nom prometteur The English Riviera.Peu client des précédents albums, Pip Paine (Pay the 5000 You Owe Me) en 2006 et Nights Out en 2008 ou même des remixes sauvages sur myspace, je n'attendais pas vraiment ce groupe cette année. Mais le single She Wants, sorti le 31 janvier, m'a volé mon oreille. Le titre est simple, élégant, juste et économe. Bien écrit, bien produit, bien vu. Ceci étant dit, je doute que les fans historiques de Metronomy s'y retrouvent. l'album est plus organique et la posture plus classique, mais globalement c'est un travail assez classe et plutôt prometteur quand aux nouvelles ambitions de Joseph Mount. La guitare percute, la basse se ballade au premier plan en toute liberté, la batterie est métronomique justement, la voix fait le job.
Le dancefloor gentiment foutral des précédents albums fait place à une ambiance plus posée, plus cold, non sans rappeler certains bons moves de Gros Bob Smith et les premiers New Order. Une petite sucrerie glacée. Chouette, l'hiver est finit.
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.