C'est avec un peu de retard (l'album est sorti le 11 avril) mais avec un enthousiasme entier que nous revenons sur Talahomi Way, 9e album des High Llamas, notre Retro Pop Social Club préféré.Inutile de s'attarder sur le parcours de ce groupe hors normes et hors champ, les High Llamas ont fait l'objet d'une RETRO complète. Bande de veinards. Quatre ans après le savoureux Can Cladders, moins expérimental et plus charnel que la période Cold and Bouncy (1998) / Buzzle Bee (2000), Sean O'Hagan nous propose un album printanier, d'une déroutante simplicité. Celui-ci apparaît d'emblée familier. La pochette, signée Jérémy Glogan, comme les deux précédentes, s'inscrit pleinement dans l'univers esthétique des Llamas et dès les premières mesures de Berry Adams, pas de doute, on est à la maison. Talahomi Way n'est pas une révolution mais un voyage au coeur de l'oeuvre de Sean O'Hagan, une tentative d'en extraire l'essence et de la représenter en un instantané lumineux. En ressortent naturellement des thèmes chers à l'univers du groupe, qui ne sont pas sans rappeler, dans leur expression, leur album le plus abouti, Hawaii. Le départ, le voyage, l'exotisme de carte postale. Bref, l'évasion. Extrait de Talahomi Way :L'album passe avec légèreté, se termine avec grâce, laissant l'auditeur dérouté mais charmé par le côté éphémère et délicat de l'expérience. Sentiment accentué par l'économie de paroles (Take my Hand, Fly, Baby, Fly, Wander, Jack Wander...).Certes, la voix de Sean O'Hagan peut sembler insuffisante, mais la qualité des arrangements, la sincérité de l'interprétation, l'intelligence de la production, nous invitent à oublier les faiblesses pour ne retenir que le plaisir de l'écoute. Du "bel ouvrage", comme dirait Zardoz. Basse ronde et baladeuse, violons cosmétiques, pointes de vibraphone signées Dominic Murcott, léger vernis électro : un maquillage discret pour mettre en valeur le charme naturel de Talahomi Way.Laissons le mot de la fin à Sean O'Hagan lui-même, décrivant l'album sur Popshifter : "Honesty and humanity, it's not about posing or reflected glory . . . pure honesty and humanity". Way to go, Sean.
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.