the jesus and mary chain, part 1 : bullshit brothers
O'BrothersD'ailleurs, bien avant les Gallagher, les frangins Reid avaient déjà tout compris de la fraternité rock'n'roll. Relation amour-haine, répartition des rôles, discours égotistes : "on est les meilleurs, tout le reste c'est de la merde" (à part le Velvet - Les Beatles pour Oasis), argumenté en dépit du bon sens mais avec une morgue sans borne et l'aide de substances illégales... Le tout est enrobé de touchants sentiments fraternels : mon frère est un génie (à la sortie de l'album), j'ai envie de le massacrer (à la fin de la tournée). Cours de bullshit chez Lenoir:A la différence des Sex Pistols, autre fameuse cellule pop terroriste, les JAMC ont été capables de survivre à un démarrage en trombe et à une réputation scandaleuse, généralement la meilleure recette pour aller droit dans le mur. Le virage du long terme s'appelle Darklands et sort deux ans après Psychocandy. Plus rock que pop, moins bruyant même si on est vraiment loin du rock FM, cet album au romantisme sombre est un second chef d'œuvre. Les deux singles cousins, April Skies et Happy When It Rains - dont Garbage se souviendra plus tard - sont des singles imparables. Le morceau titre est une ballade envoûtante. L'album regorge de trésors en pagaille: Cherry Came Too, Nine Million Rainy Days, About you...
Caramel aux ortiesUn an plus tard, sort la compilation Barbed Wire Kisses. Un disque incroyable qui rassemble les b-sides qui remplissaient leurs généreux singles jusqu'à présent. C'est là que j'ai pris le train JAMC en marche. Il sera ensuite bien difficile d'écouter encore Depeche Mode après une telle déflagration sonore. L'indie-rock devait être mon unique religion pour un bout de temps. En même temps, le single Sidewalking est une nouvelle claque : avec son groove lascif et hypnotique, c'est un bâton de réglisse qui vous colle au ciboulot pour longtemps. Ici en version 2007, lors de la réunion surprise des frères-ennemis, cheveux courts, finies les tronches de moutons sous acide. Heureusement, une fois que vous êtes tellement accro que ce n'est plus assez, les frangins, avec un malsain plaisir, vous offrent une version longue : huit minutes à mâcher un caramel aux orties. Sidewalking:A suivre...
