Avec leur premier album (2009), les New Yorkais de The Pains of Being Pure at Heart avaient porté haut l'étendard du revival Shoegaze, ressuscitant la jouissance de noyer son spleen dans un océan de bruit. Ce groupe de Brooklyn avait réussi à s'approprier les grandes références noisy pop de la fin des eighties dans un album déconcertant de spontanéité et efficacité. Pour Belong, The Pain of Being Pure at Heart (écrire leur nom complet en est une autre) a décidé d'enterrer la fraîcheur et de bétonner l'affaire en s'associant à deux patrons du genre, les producteurs Mark Ellis aka Flood (Depeche Mode, U2, Nine Inch Nails, The Jesus and the Mary Chains) et Alan Moulder (Elastica, My Bloody Valentine, Lush). Inutile de dire qu'on passe en mode heavy league. L'album flirte d'ailleurs dangereusement avec un rock indé plus fm (cf. le pire des Killers). Si l'ambition du groupe est de recruter large, pari probablement réussi, au détriment des amoureux du premier album. Si la première écoute est vraiment décevante, quelques écoutes de plus atténuent le jugement. Certains morceaux s'accrochent finalement un peu plus que les autres aux oreilles, comme Heart in a Heartbreak. La production est grasse et collante, mais ce qui fait réellement défaut à cet album, c'est le travail mélodique. Les suites d'accords s'anticipent, se ressemblent et se retrouvent tout au long de l'album, quand elles ne rappellent pas de façon troublante celles du premier album. On pense un peu trop aux Smashing Pumpkins pour que cela soit honnête. A bon entendeur...
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.