the pain of being pure at heart : belong

Avec leur premier album (2009), les New Yorkais de The Pains of Being Pure at Heart avaient porté haut l'étendard du revival Shoegaze, ressuscitant la jouissance de noyer son spleen dans un océan de bruit. Ce groupe de Brooklyn avait réussi à s'approprier les grandes références noisy pop de la fin des eighties dans un album déconcertant de spontanéité et efficacité. Pour Belong, The Pain of Being Pure at Heart (écrire leur nom complet en est une autre) a décidé d'enterrer la fraîcheur et de bétonner l'affaire en s'associant à deux patrons du genre, les producteurs Mark Ellis aka Flood (Depeche Mode, U2, Nine Inch Nails, The Jesus and the Mary Chains) et Alan Moulder (Elastica, My Bloody Valentine, Lush). Inutile de dire qu'on passe en mode heavy league. L'album flirte d'ailleurs dangereusement avec un rock indé plus fm (cf. le pire des Killers). Si l'ambition du groupe est de recruter large, pari probablement réussi, au détriment des amoureux du premier album. Si la première écoute est vraiment décevante, quelques écoutes de plus atténuent le jugement. Certains morceaux s'accrochent finalement un peu plus que les autres aux oreilles, comme Heart in a Heartbreak.

La production est grasse et collante, mais ce qui fait réellement défaut à cet album, c'est le travail mélodique. Les suites d'accords s'anticipent, se ressemblent et se retrouvent tout au long de l'album, quand elles ne rappellent pas de façon troublante celles du premier album. On pense un peu trop aux Smashing Pumpkins pour que cela soit honnête. A bon entendeur...
12/05/2011
Sugar Daddy