the strokes : it’s only rock n’roll... but I like it
Juillet 2011. Albert Hammond Jr annonce que les Strokes ont déjà un cinquième album en route. Une phrase d'espoir perdue dans le désert de l'été pour nous rappeler que les Strokes ne sont pas que les cinq sinistres qui ont signé Angles, sorti au printemps. Cinq ans d'attente, cinq ans de vieux plans foireux en solo (l'album de Casablancas, sérieux ?), de haine ordinaire au sein d'un groupe de rock. Comme Oasis, Deep Purple et bien sûr les Rolling Stones. A jouer depuis 2001 au plus grand groupe de rock n'roll du moment, il fallait que le poids de la couronne pèse. Un titre à défendre. Les White Stripes ont jeté l'éponge il y a longtemps, même s'il fallut attendre cette année pour que le décès soit prononcé. LCD Soundsystem, le génial monstre du professeur James Murphy a fait son dernier tour de piste cette année, encore. Alors les Strokes ? 10 ans après le casse parfait de Is This It, les prodiges upper classes doivent se montrer digne du talent insensé qui leur a été donné. Un peu comme Josh Homme des QOSA ou Jeff Tweedy chez Wilco, ils ont fait le choix de continuer. Ensemble, même si ça semble leur arracher la gueule à chaque moment. Angles. Leur quatrième - seulement - en plus de dix ans. Avec d'abord cette pochette ! Même Prince ne nous a pas infligé ça. Puis les dix chansons syndicales, dont des choses qui laissent transpirer le "je m'en foutisme". L'omniprésence de Valensi. Hammond Jr, pourtant la cheville ouvrière du premier disque, relégué de manière incompréhensible au rang du guitariste rythmique (jusque dans les crédits), bref, du porteur d'eau. Le disque semble sans élan, sans direction précise. Comme en roue libre. Sans enjeu à part de pouvoir pratiquer son talent et de montrer qu'on est toujours là. Et pourtant, on y vient finalement. On se laisse avoir par cette efficacité, ce savoir faire. Comme Chic, The Strokes c'est une griffe, un son. Comme tous les grands de la pop. T-Rex, les Beach Boys, Roxy ou Bowie. Cette mécanique, ce léger flottement avant les refrains, les coups de rein des guitares. Et toujours cette apparente simplicité, cette facilité. Deux excellentes perles quand même sur ce disque. Comme les Stones de la fin des années 70. Un ou deux trucs imparables quand même, pour rester dignes. Donc oui, Undercover of Darkness est un tube. Un vrai. Sexy, chaud. Sexy Coco. Et Taken For A Fool et sa démonstration de maitrise du game pop rock. Une preuve que le talent ne s'apprend pas. La classe non plus. Et puis il y a eu ce concert il y a deux semaines. Au Zénith. Alors, oui, le son était pourri, oui, c'était trop court, oui on a eu l'impression qu'ils ne pouvaient que difficilement cohabiter mais au final ce fut 1h20 de pur rock, sauvage, coquin. Et que malgré tous les coups de la panne de la part des gigolos new yorkais, on les préféra toujours à cet "annoying cunt" de Bono (merci The Misfits). Et puis ils ont joué New York City Cops en ouverture pour finir sur Take It Or Leave It. Tout Is This It. Qu'est-ce qu'on disait déjà ?Ah oui, Angles... Undercover Of Darkness :
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.