En attendant leur nouvel album (The Whole Love, 27 septembre 2011), Wilco nous livre pour l'été un nouveau 45 tours (oui, un 45 tours) qui fait du bien. Une face A, une face B, à l'ancienne.
I MightSi l'instrumentation semble à première vue très compliquée, chaque son trouve parfaitement sa place pour former une harmonie étonnamment spectorienne. Le riff est sublime. Les trois guitares, acoustique, nerveuse et basse-fuzz, le xylophone, l'orgue, le tout s'associe et falls into place, comme par magie. Ça rappelle vraiment le début de I Can't Stand It, et ça, c'est vraiment bon signe.Et puis surtout, la répétition des écoutes renforce le bonheur. Première écoute : sympa. Deuxième écoute : vraiment sympa. Troisième écoute : on danse nu sur le bureau.Bref, ça rappelle Summerteeth (1999) et ça fait plaisir. I Love My LabelUn gimmick rock très efficace, un son très glam, Nels rend hommage à Mick Ronson, pendant que Jeff salue Bowie. Le tout pour une reprise de Nick Lowe, efficace et amusante. Une parfaite face B.
Write About Love (Rough Trade, 2010) est le septième album de Belle & Sebastian. J’entends déjà ricanements et malveillances. On examine la pochette, pas de problème, il s’agit bien d’un album de Belle & Sebastian. Un goût acquis, une marque refuge et toujours la même sérénade pour introvertis. Wrong.
Un troisième album est souvent un album couperet : il peut faire oublier les errances d’un deuxième disque et raviver l’enthousiasme du premier, ou alors précipiter un détachement latent (Arcade Fire, Interpol, Arctic Monkeys).
Quelle place en 2011 pour les quadras anversois de dEUS ? Que faire quand on a décidé de continuer ? Se mettre à l’acid folk ? Se faire produire par David Guetta ? Début de réponse avec Keep You Close.
Un an après l’impeccable "Album", premier LP du duo de San Francisco, Girls revient avec un EP de 6 titres, Broken Dreams Club. Un retour inattendu par sa forme et son timing.
Je pose 15 divisé par 4, je retiens 3 et j’ajoute 4. Julien Baer, éternel vagabond d’une chanson française sensible, est dans une drôle de situation et ça fait 15 ans que ça dure.
Trio de musiciens accomplis, Leafer produit un rock indie pouvant rappeler le meilleur des années 2000 canadiennes (Wolf Parade, Arcade Fire) sans jamais en faire une pale copie.
Parmi les invités du premier "tribute" à Alain Bashung, ce sont les jeunes pousses clermontoises de Mustang qui impressionnent le plus. Leur reprise aussi brillante que casse-gueule de La Nuit Je Mens met un mustang dans votre moteur.
Depuis plusieurs années, c’est acté, "la révolution musicale" porte le nom de Radiohead. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Express : L’immobilier, c’est l’explosion ; les Francs Maçons, le complot ; Radiohead, la révolution.
ou comment le comité éditorial de Rooster, gavé d’orgueil et de frangipane, désigne au terme d’une procédure hautement contestable, ses albums 2011 préférés
En attendant leur troisième, et déjà ultra hypé, album Skying pour le mois d’août, les Horrors nous régalent avec un premier single Still Life qui laisse augurer du très lourd pour la rentrée...
Avec la publication de "Nine Types Of Light", on fête l’inespéré retour de TV On The Radio
sur terre. Une visite bienvenue de la part de l’un des meilleurs groupes américains des années 2000.